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George Orwell

Auteur

George Orwell

جورج أورويل

8 livres

À propos de l'auteur

George Orwell (1903–1950), de son vrai nom Eric Arthur Blair, écrivain et journaliste anglais né en Inde. Il servit dans la police birmane puis démissionna, vécut pauvre à Paris et à Londres, et combattit dans la guerre d'Espagne. Auteur de La ferme des animaux (1945) et de 1984 (1949), parmi les livres les plus lus du XXᵉ siècle. Son dernier roman a donné aux langues des expressions devenues courantes : Big Brother, la police de la pensée, la novlangue.

Eric Blair

George Orwell est un nom de plume. Il s'appelait Eric Arthur Blair, et naquit le 25 juin 1903 à Motihari, dans l'Inde britannique, où son père servait dans l'administration de l'opium.

Il a décrit sa famille d'un mot qu'on lui cite toujours : « lower-upper-middle class » — la classe moyenne supérieure du bas, c'est-à-dire des gens qui tenaient un rang sans en avoir les moyens.

Il fit ses études à Eton, de mai 1917 à décembre 1921.

Cinq ans de police en Birmanie

En novembre 1922, au lieu d'entrer à l'université, il s'engagea dans la police impériale des Indes et servit en Birmanie jusqu'à sa démission, en mars 1928.

Il avait dix-neuf ans en arrivant, vingt-quatre en partant, et il fut pendant cinq ans un agent de l'empire qu'il passerait le reste de sa vie à décrire.

Deux de ses textes les plus connus viennent de là : Une pendaison et Comment j'ai tué un éléphant. Ils sont tous deux dans ce fonds, on verra où.

La pauvreté, choisie puis subie

Revenu en Europe, il vécut délibérément parmi les pauvres, à Paris et à Londres, plongeur dans les cuisines et vagabond sur les routes. Il en tira son premier livre, Dans la dèche à Paris et à Londres, paru en 1933 — le premier signé George Orwell.

Suivirent Une histoire birmane en 1934, Une fille de pasteur en 1935, Et vive l'aspidistra ! en 1936.

De ces quatre livres, ce fonds n'en porte qu'un.

Le quai de Wigan

En 1936 il partit enquêter sur les mineurs du nord de l'Angleterre. Le Quai de Wigan parut en 1937 : la première moitié décrit ce qu'il a vu, la seconde discute le socialisme et ses partisans, souvent durement.

C'est le livre où sa manière se fixe — regarder, décrire, puis refuser de flatter son propre camp.

Une balle dans la gorge

Il partit en Espagne à la fin de 1936 et s'engagea dans la milice du POUM. En mai 1937, il reçut une balle dans la gorge.

La suite comptera autant que la blessure : le POUM fut déclaré hors la loi, et Orwell, accusé de trotskysme par les communistes, dut fuir l'Espagne.

Hommage à la Catalogne parut en 1938. C'est un livre écrit contre le récit officiel du camp auquel il appartenait, et ce qu'il y a vu commande tout ce qu'il écrira ensuite.

Marrakech

Ses poumons étaient atteints. Ses médecins lui prescrivirent un hiver au chaud, et le romancier L. H. Myers lui donna anonymement trois cents livres pour le permettre — Orwell n'accepta qu'à condition de tenir la somme pour un prêt.

Il passa donc l'hiver de septembre 1938 à mars 1939 à Marrakech. Il y écrivit un roman entier, Un peu d'air frais, qu'il rapporta achevé à Londres.

Il en tira aussi un texte court, Marrakech, sur ce qu'il avait vu de la ville et de ses habitants.

Un lecteur de cette bibliothèque a les deux sous la main : le roman écrit à Marrakech, et l'essai sur Marrakech.

Jura

La Ferme des animaux parut en 1945, après avoir été refusée par plusieurs éditeurs.

Puis il se retira à Jura, île des Hébrides, où il écrivit entre 1946 et 1949 le livre paru en 1949 sous le titre Mille neuf cent quatre-vingt-quatre. Il le composa malade, dans une maison isolée, tapant lui-même le manuscrit final.

Ses deux livres les plus lus sont donc aussi ses deux derniers, écrits en quatre ans par un homme qui se savait mourant.

Sa mort

Il mourut de la tuberculose à Londres le 21 janvier 1950. Il avait quarante-six ans.

Mille neuf cent quatre-vingt-quatre avait sept mois.

Ce que la bibliothèque conserve

Huit fichiers, tous au rayon de la littérature.

Les deux derniers livres y sont : La Ferme des animaux et 1984. Avec eux, Hommage à la Catalogne et Le Quai de Wigan — c'est-à-dire les deux reportages qui expliquent les deux fables.

Deux romans peu lus y sont aussi : Une fille de pasteur et Un peu d'air frais. Et, chose rare, ses Œuvres poétiques complètes, qu'on ne trouve guère ailleurs.

Le huitième fichier mérite qu'on s'y arrête, car son titre trompe. Pourquoi j'écris n'est pas l'essai de ce nom mais un recueil de dix-huit textes, précédé d'une préface de Bernard Crick, son biographe. On y trouve Une pendaison, Comment j'ai tué un éléphant, Marrakech, Dans le ventre de la baleine, Une bonne tasse de thé, Le déclin du crime anglais, Réflexions sur Gandhi, Lear, Tolstoï et le fou, Politique contre littérature sur les Voyages de Gulliver, et Telles, telles étaient nos joies — le récit de son école. L'essai Pourquoi j'écris y est à la page 205, et donne son nom au volume.

Ne sont pas ici : Dans la dèche à Paris et à Londres, Une histoire birmane, Et vive l'aspidistra ! — vérifié sur l'ensemble du catalogue. Le commencement de l'œuvre manque, et c'est le seul trou notable : tout le reste de l'Orwell essentiel est là.