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Arnold J. Toynbee

Auteur

Arnold J. Toynbee

أرنولد توينبي

8 livres

À propos de l'auteur

Arnold J. Toynbee (1889–1975), historien britannique. Auteur d'A Study of History en douze volumes, parus de 1934 à 1961, où il compare une vingtaine de civilisations et explique leur essor et leur déclin par le principe du défi et de la réponse. L'ouvrage s'est largement diffusé dans le monde arabe par un abrégé traduit. Nombre d'historiens de métier ont contesté sa thèse, mais elle reste l'une des tentatives les plus célèbres du siècle en philosophie de l'histoire.

Londres, 1889

Arnold Joseph Toynbee naquit à Londres le 14 avril 1889 et mourut à York le 22 octobre 1975.

Il fit ses études classiques à Balliol College, à Oxford, de 1907 à 1911, et y fut nommé fellow et tuteur dès 1912.

C'est un helléniste de formation, et cela ne le quittera pas : deux des livres que ce fonds conserve portent sur la Grèce.

Paris, 1919, puis Chatham House

Il fut délégué à la conférence de paix de Paris en 1919 — à trente ans, il a donc vu de près comment on redessine une carte du monde.

En 1925 il devient professeur d'histoire internationale à la London School of Economics ; en 1929, directeur des études au Royal Institute of International Affairs, Chatham House, où il restera jusqu'en 1956.

Il y dirigea le Survey of International Affairs, trente-quatre volumes de chronique annuelle du monde. C'est un travail d'observateur du présent, mené pendant qu'il écrivait son histoire des millénaires.

Une étude de l'histoire

Son grand ouvrage, A Study of History, parut en douze volumes entre 1934 et 1961.

Sa thèse : l'unité intelligible de l'histoire n'est pas la nation mais la civilisation, dont il distinguait une vingtaine. Chacune naît d'un défi auquel une minorité créatrice répond ; elle grandit tant que la réponse est féconde, et se désagrège quand cette minorité cesse de créer et se contente de dominer.

C'était une tentative de comparer les civilisations entre elles comme on compare des spécimens — entreprise que les historiens de métier lui ont beaucoup reprochée.

Ce que le lecteur lit vraiment : l'abrégé

D. C. Somervell abrégea l'ouvrage : les volumes I à VI en 1946, les volumes VII à X en 1957, puis une version réunie en 1960.

C'est cet abrégé, et non les douze volumes, qui a fait le tour du monde et qui a été traduit. C'est lui que ce fonds conserve.

Le titre arabe le dit d'ailleurs sans détour : mukhtaṣar, « abrégé ». Mais un lecteur pressé peut croire tenir l'œuvre, alors qu'il tient sa réduction — faite par un autre, et approuvée par l'auteur.

La gloire, puis l'oubli

Dans les années 1940 et 1950, il fut le savant vivant le plus lu, le plus traduit et le plus discuté du monde. Sa figure passa en couverture des magazines ; on le consultait comme un oracle sur l'avenir des civilisations.

Puis, après 1960, ses idées s'effacèrent de l'université comme du débat public. Il est aujourd'hui rarement cité.

Ce renversement fait partie des faits que le lecteur doit connaître : ces quatre volumes sont un monument, et un monument démodé. C'est une raison de les lire avec attention, non de s'en détourner.

En arabe : Shibl et Ghurbāl

La traduction arabe est de Fuʾād Muḥammad Shibl, revue par Muḥammad Shafīq Ghurbāl (1894–1961).

Ce second nom compte. Ghurbāl est l'un des fondateurs de l'école historique égyptienne moderne, et sa révision donne à cette version un poids que n'aurait pas une traduction ordinaire.

L'exemplaire que porte ce fonds est l'édition du Centre national de la traduction, au Caire, en 2011 — une reprise de cette traduction classique.

Un titre qui trompe

Le fonds porte un livre intitulé « L'unité arabe vient, du Niger au Nil ». Un lecteur attendra une thèse sur l'unité arabe.

La page de titre du fichier donne l'original : Between Niger and Nile, paru en 1965. C'est un récit de voyage à travers l'Afrique, non un essai politique. Le titre arabe est une interprétation de l'éditeur ou du traducteur, pas celui de l'auteur.

On le signale ici parce qu'aucun catalogue ne le signale.

Ce que la bibliothèque conserve

Huit fichiers, au rayon de l'histoire.

Quatre sont l'Abrégé d'une étude de l'histoire, et ils sont complets : le quatrième tome va jusqu'à la treizième partie, la Conclusion, et son dernier chapitre est « Comment ce livre en vint à être écrit ». Le lecteur a donc l'argument entier, du premier défi à la dernière page — vérifié dans les fichiers eux-mêmes, non déduit de leur nombre.

S'y ajoutent deux livres sur la Grèce, Histoire de la civilisation hellénique et La pensée historique chez les Grecs, qui rappellent d'où il vient. Puis L'homme et le souci de la mort, une enquête sur ce que les civilisations ont fait de la mort. Et le récit de voyage évoqué plus haut.

Ne sont pas ici les douze volumes originaux, sous aucune forme. Ce qui manque n'est donc pas un morceau de l'œuvre mais son échelle.