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Auteur

Muḥammad ʿAbd Allāh ʿInān

محمد عبد الله عنان

3 livres

À propos de l'auteur

Muḥammad ʿAbd Allāh ʿInān (1896–1986), historien égyptien, auteur de la grande histoire d'al-Andalus en arabe. Formé au droit puis journaliste, il consacra plusieurs décennies à « Dawlat al-Islām fī al-Andalus », entreprise qui croise chroniques arabes, sources chrétiennes et archives espagnoles là où l'historiographie antérieure se contentait de compiler. Il a également traduit et édité de nombreux textes andalous.

Le Caire, 1896

Muḥammad ʿAbd Allāh ʿInān naît le 7 juillet 1896. Il apprend le Coran enfant, puis prend en 1914 un diplôme de droit — il n'est donc pas historien de formation, et c'est en autodidacte qu'il le deviendra. Cette origine se voit dans sa façon de travailler : il traite les sources comme des pièces, les confronte, et note d'où vient chaque affirmation.

Vingt-cinq ans sur un seul sujet

Son œuvre principale, Dawlat al-islām fī al-Andalus, lui a pris environ vingt-cinq ans et compte huit volumes. Elle suit l'Espagne musulmane de la conquête à la chute de Grenade, découpée en quatre « âges » : la conquête et l'émirat ; le califat de Cordoue et l'État ʿāmiride ; les Almoravides et les Almohades ; enfin les royaumes de taifas et la fin. C'est la synthèse arabe de référence sur l'Andalus au XXe siècle.

Ce qu'il a fait de neuf

Avant lui, l'histoire d'al-Andalus s'écrivait en arabe à partir des seules chroniques arabes. ʿInān a travaillé aussi sur les sources espagnoles et sur les travaux des arabisants européens, et il les discute au lieu de les ignorer ou de les recopier. Il s'est rendu en Espagne pour voir les archives et les lieux. Pour un historien égyptien des années trente, c'était un déplacement de méthode autant que de personne.

Les autres livres

Il a consacré des monographies à Ibn Khaldūn et à Lisān al-Dīn Ibn al-Khaṭīb — deux hommes qui furent à la fois savants et hommes d'État, ce qui l'intéressait. Il a écrit aussi sur la fin de l'Andalus et sur les morisques, ces musulmans convertis de force dont il a suivi le sort après 1492.

Sa mort

Il meurt le 20 janvier 1986, à quatre-vingt-neuf ans.

Ce que la bibliothèque conserve

Trois volumes sur huit, et il faut dire lesquels, car ni le catalogue ni les noms de fichiers ne le disent juste. Vérifié en rendant la couverture de chacun, les trois étant des images sans couche texte :

420 p. — Le premier âge, SECONDE partie : le califat omeyyade et l'État ʿāmiride. Le nom du fichier annonce « le premier volume » ; la couverture dit « seconde partie ». 578 p. — Le troisième âge, première partie : l'époque des Almoravides. 397 p. — L'époque des Almohades, portant la mention « cinquième volume ».

Les deux premiers paraissent chez Maktabat al-Khānjī au Caire ; le troisième chez l'Organisation égyptienne générale du livre. Ce sont donc DEUX ÉDITIONS, avec deux systèmes de numérotation qui ne se raccordent pas : l'un compte par âges et parties, l'autre par volumes numérotés. Un lecteur qui essaierait de reconstituer la suite à partir des numéros se tromperait.

Ce qui manque, en conséquence : la conquête et l'émirat, le califat de Cordoue dans sa première partie, et toute la fin — les taifas, Grenade, 1492. Le fonds tient trois coupes d'une histoire qui en compte huit, et aucune des deux extrémités.

Aucun des trois ne porte de couche texte. Sur une histoire de mille quatre cents pages, où l'on cherche un nom de ville, de roi ou de bataille, c'est la perte la plus coûteuse de ce rayon.