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Agatha Christie

Auteur

Agatha Christie

أجاثا كريستي

46 livres

À propos de l'auteur

Agatha Christie (1890–1976), romancière anglaise, la plus vendue de l’histoire enregistrée. Elle travailla au dispensaire d’un hôpital pendant la Première Guerre mondiale, d’où la précision pharmaceutique des poisons dans ses livres. Elle créa Hercule Poirot et Miss Marple, et publia six romans psychologiques sous le nom de Mary Westmacott. Elle passa de longues saisons de fouilles en Irak et en Syrie avec son mari l’archéologue Max Mallowan, d’où Meurtre en Mésopotamie et Mort sur le Nil.

Son enfance

Agatha Mary Clarissa Miller naît le 15 septembre 1890 à Torquay, sur la côte du Devon, d'un père américain et d'une mère anglaise.

Elle n'alla pas à l'école dans ses jeunes années : elle fut instruite à la maison et apprit seule à lire avant cinq ans. Sa mère tenait la lecture précoce pour nuisible ; l'enfant lisait donc en cachette — anecdote qu'elle rapporte elle-même, et qui dit quelque chose de son rapport aux livres.

La guerre et la pharmacie

Pendant la Première Guerre mondiale elle sert comme volontaire à l'hôpital de Torquay, d'abord infirmière puis au dispensaire, où elle obtient un diplôme de préparatrice.

Ces années sont la clef de toute son œuvre. Qui a passé deux ans à peser et classer des poisons n'en écrit pas comme un autre : le poison, chez elle, a la précision d'un pharmacien — dose, effet, délai d'apparition — au point que ses livres sont cités dans la littérature toxicologique. On a rapporté que sa description d'un empoisonnement au thallium dans Le cheval pâle avait aidé des médecins à reconnaître des cas réels.

Le pari, et le début

Elle écrivit son premier roman, La mystérieuse affaire de Styles, à la suite d'un pari avec sa sœur Madge, qui la tenait incapable de construire une intrigue policière tenant debout.

Six éditeurs le refusèrent ; il parut en 1920. On y voit apparaître pour la première fois le détective belge Hercule Poirot, qu'elle tira de réfugiés belges installés à Torquay pendant la guerre.

Poirot et Miss Marple

Elle créa deux figures opposées, ce qu'aucun auteur policier n'avait réussi avant elle à ce point.

Poirot est un étranger maniaque de l'ordre, qui résout par ses petites « cellules grises ». Miss Marple est une vieille fille de village anglais, dont l'arme est d'avoir vu dans son petit bourg tout ce que les hommes savent faire, et de raisonner par comparaison.

Elle finit par se lasser de Poirot et le dit ; ses lecteurs ne la laissèrent pas s'en défaire.

La disparition de 1926

En décembre 1926 elle disparut onze jours. On retrouva sa voiture abandonnée, et la police, avec des milliers de volontaires, mena une recherche qui occupa toute la presse britannique.

On la retrouva dans un hôtel de Harrogate, descendue sous un nom qui n'était pas le sien. Sa mère était morte cette année-là et son mari avait demandé le divorce.

Elle n'en parla jamais et n'en dit pas un mot dans son autobiographie. Ce qu'on a avancé pour l'expliquer — amnésie, effondrement, mise en scène — reste conjecture : elle n'a rien dit.

L'Orient et l'archéologie

Après son divorce elle partit seule pour Bagdad par l'Orient-Express et visita le site d'Ur, où elle rencontra l'archéologue Max Mallowan. Elle l'épousa en 1930 ; il avait quatorze ans de moins qu'elle.

Elle passa avec lui saison de fouilles après saison de fouilles en Irak et en Syrie — Ur, Ninive, Tell Brak, Chagar Bazar — écrivant sous la tente et nettoyant les objets exhumés au dissolvant à ongles.

De ces années sortirent Meurtre en Mésopotamie, Rendez-vous avec la mort, Mort sur le Nil, et un livre qui n'est pas policier, Dis-moi comment tu vis — le plus drôle qu'elle ait écrit, et le moins connu : le journal de la femme d'un archéologue en Haute-Djézireh.

Mary Westmacott

Elle publia six romans psychologiques, sans énigme, sous un nom d'emprunt : Mary Westmacott.

Elle garda le secret une vingtaine d'années, jusqu'à ce qu'un journaliste l'éventât en 1949. Ce sont les livres qu'elle préférait, et les moins cités de son œuvre.

Le théâtre

Elle écrivit aussi pour la scène, notamment La souricière, créée à Londres en 1952 et jouée sans interruption depuis, sauf pendant la pandémie de 2020 — la plus longue série continue de l'histoire du théâtre.

Et Témoin à charge, portée au cinéma.

Ce que conserve cette bibliothèque

Ce qui se trouve ici, ce sont des traductions arabes. Elle est l'un des auteurs occidentaux les plus traduits et les plus lus en arabe, et beaucoup de lecteurs arabophones sont entrés dans le roman policier par elle.

Ses livres se sont vendus par milliards et ont été traduits en plus de cent langues : c'est la romancière la plus vendue de l'histoire enregistrée.

Sa mort

Elle meurt le 12 janvier 1976 chez elle, à Winterbrook dans l'Oxfordshire, à quatre-vingt-cinq ans.

Trente ans plus tôt elle avait écrit deux romans destinés à clore la vie de Poirot et celle de Miss Marple, et les avait déposés dans un coffre de banque pour qu'ils paraissent après sa mort. Poirot quitte la scène parut en 1975, peu avant sa fin ; La dernière énigme après.