Bibliothèque
Albert Einstein

Auteur

Albert Einstein

ألبرت أينشتاين

4 livres

À propos de l'auteur

Albert Einstein (1879-1955), physicien né à Ulm et mort à Princeton. En 1905, employé au bureau des brevets de Berne, il publie en quelques mois quatre articles qui refondent la physique, dont celui qui pose la relativité restreinte ; la relativité générale suit en 1915. Prix Nobel de physique 1921 — décerné pour l'effet photoélectrique et non pour la relativité. Réfugié aux États-Unis en 1933, il signe en 1939 la lettre qui alerte Roosevelt sur l'atome allemand, et le regrettera.

Ulm, 1879

Albert Einstein naît à Ulm, dans le Wurtemberg, le 14 mars 1879, et grandit à Munich. Il renonce à la nationalité allemande à dix-sept ans et reste apatride cinq années, avant d'obtenir la nationalité suisse. Ce détail administratif n'en est pas un : il aura changé de pays quatre fois, et chaque fois pour des raisons qui ne dépendaient pas de lui.

Le bureau des brevets

Sorti de l'École polytechnique de Zurich sans poste universitaire, il entre en 1902 au bureau fédéral des brevets à Berne, où il examinera pendant sept ans des dossiers d'inventeurs. C'est là, et non dans un laboratoire, qu'il écrit en 1905 quatre articles en quelques mois : l'effet photoélectrique, le mouvement brownien, la relativité restreinte, et l'équivalence de la masse et de l'énergie.

Ce que dit la relativité

La relativité restreinte pose que la vitesse de la lumière est la même pour tous les observateurs, et en tire que le temps et les longueurs dépendent de qui mesure. La relativité générale, dix ans plus tard, va plus loin : la gravitation n'est pas une force, c'est la déformation de l'espace et du temps par ce qui s'y trouve. En 1919, l'observation d'une éclipse montre que la lumière des étoiles se courbe en passant près du Soleil, et il devient en quelques jours l'homme le plus célèbre du monde.

Le Nobel, et ce pour quoi il n'a pas été donné

Le prix Nobel de physique lui est attribué en 1921 « pour ses services à la physique théorique, et en particulier pour sa découverte de la loi de l'effet photoélectrique ». La relativité n'y est pas mentionnée : elle était jugée trop contestée pour être couronnée. C'est l'un des jugements les plus souvent cités contre les académies, et il figure dans l'énoncé officiel du prix.

1933, et ce qui s'ensuit

Il est en déplacement aux États-Unis quand Hitler arrive au pouvoir ; il ne rentrera jamais en Allemagne. Il s'installe à l'Institute for Advanced Study de Princeton. En août 1939, il signe la lettre — rédigée avec Leó Szilárd — qui avertit Roosevelt qu'une bombe atomique est concevable et que l'Allemagne pourrait s'y employer. Il ne participera pas au projet Manhattan, et dira plus tard que s'il avait su que les Allemands n'y parviendraient pas, il n'aurait rien fait.

L'autre métier

À partir des années vingt, il écrit autant sur la paix, le sionisme, la liberté académique et le désarmement que sur la physique. En 1952, après la mort de Weizmann, l'État d'Israël lui offre la présidence ; il refuse, en écrivant qu'il n'a ni l'aptitude ni l'expérience des rapports avec les hommes. C'est cette part de l'œuvre que l'arabe a le mieux traduite, et c'est elle que ce fonds conserve.

Sa mort

Il meurt à Princeton le 18 avril 1955, à soixante-seize ans, ayant refusé l'opération qui aurait pu le prolonger.

Ce que la bibliothèque conserve

Quatre livres, et tous relèvent de la vulgarisation ou de l'essai — aucun article scientifique. C'est la règle de ce qui existe de lui en arabe, et non une lacune de ce fonds en particulier.

La Relativité (1916, 204 p.), qu'il écrit, dit-il, pour le lecteur qui ne dispose pas de l'appareil mathématique de la physique théorique. Traduction de Ramsīs Shiḥāta. L'Évolution de la physique (1938, 269 p.), écrite avec Leopold Infeld — un livre de commande, entrepris pour procurer un revenu à son jeune collaborateur polonais à Princeton. Comment je vois le monde (147 p.), ses écrits non scientifiques des années trente. Idées et opinions (1954, 276 p.), le recueil le plus large, établi un an avant sa mort : il reprend le précédent et y ajoute vingt ans de textes, dont ce qu'il a écrit sur la lettre de 1939.

Les deux derniers se recouvrent donc en partie, et c'est voulu par l'auteur : le lecteur a la version de 1934 et celle qui l'absorbe.

Deux remarques sur les fichiers. Aucun des quatre ne porte de couche texte : ce sont des images, et l'on n'y peut chercher aucun mot. Et le rayon a été constitué en écartant six fichiers sur dix — non des faux, mais les mêmes quatre œuvres revenant sous d'autres titres, et des livres SUR lui pris pour des livres DE lui. Einstein est, dans l'édition arabe, presque enseveli sous ses commentateurs.