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Ḥasan Awrīd

Auteur

Ḥasan Awrīd

حسن أوريد

6 livres

À propos de l'auteur

Ḥasan Awrīd (Hassan Aourid, né en 1962), historien et écrivain marocain. Ancien camarade de classe de Mohammed VI, il fut porte-parole du palais royal puis wali de Meknès et historiographe du royaume, avant de quitter ces fonctions pour l'écriture et l'enseignement. Il écrit en arabe et en français, romans comme essais politiques.

Un ksar près d'Errachidia, 1962

Ḥasan Awrīd naquit le 24 décembre 1962 dans un ksar des environs d'Errachidia, aux portes du Sud marocain.

Sa langue maternelle est l'amazighe. Il écrit en arabe, en français et en anglais — mais pas dans la langue de son enfance, ce qui est le cas de beaucoup d'écrivains de sa génération au Maroc.

C'est un point qu'il faut avoir en tête en le lisant : l'arabe très travaillé de ses romans est une langue apprise.

Les études

Il fit ses classes au Collège royal de Rabat, où il eut pour condisciple le futur Mohammed VI.

Puis l'université Mohammed-V : licence en droit public, diplôme d'études approfondies, et en 1999 un doctorat en science politique.

Le sujet de cette thèse mérite d'être nommé, parce qu'il explique l'homme : le discours contestataire des mouvements islamiste et amazigh au Maroc. Il l'a soutenue l'année même où il entrait au Palais.

Les charges

Il fut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères de 1987 à 1992, puis conseiller politique à l'ambassade du Maroc à Washington jusqu'en 1995, puis professeur à l'École nationale d'administration et à la faculté de droit de Rabat jusqu'en 1999.

De juillet 1999 à juin 2005, il fut le premier porte-parole officiel du Palais royal. En 2005 il devint wali de la région de Meknès-Tafilalet. Du 13 novembre 2009 au 10 décembre 2010, il fut historiographe du Royaume.

Ces faits sont donnés ici comme des dates, et cette fiche n'en juge pas.

Ce que ce rayon porte : le romancier

Voilà donc un homme dont la formation est la science politique, dont la thèse portait sur les discours de contestation, et qui a occupé trois fonctions d'État.

Et sur les six livres que cette bibliothèque conserve de lui, cinq sont des œuvres de fiction.

Ce n'est pas une remarque sur l'homme mais sur le rayon : un lecteur qui arriverait ici en cherchant l'analyste politique trouverait un romancier. L'unique essai du lot, al-Islām wa-l-gharb wa-l-ʿawlama — l'islam, l'Occident et la mondialisation, 2006 —, est aussi le plus court.

L'Andalousie

Une part de son œuvre romanesque revient à al-Andalus et à ce qui l'a suivie.

Rabīʿ Qurṭuba, « le printemps de Cordoue », est de 2017. Le fonds le porte.

Mais son roman le plus connu, al-Mūrīskī — le Morisque, 2011, sur ces musulmans d'Espagne convertis de force puis expulsés — n'est pas ici. Vérifié sur l'ensemble du catalogue.

C'est le livre par lequel on entre d'ordinaire dans cette œuvre, et c'est celui qui manque.

Rawāʾ Makka

Rawāʾ Makka, de 2017, porte en sous-titre sīra riwāʾiyya : un récit de pèlerinage écrit comme un roman.

Le genre est rare. Les relations de hajj sont d'ordinaire des témoignages ou des traités ; celle-ci emprunte les moyens de la fiction pour raconter une expérience que son auteur a réellement faite.

C'est le seul livre de ce rayon que le catalogue range sous les mémoires ; les cinq autres sont au rayon du Maroc.

Ce que la bibliothèque conserve

Six fichiers.

Cinq œuvres de fiction : al-Mūtshū (425 p.), le plus long, publié comme roman chez Almutawassit ; al-Ajama, « le fourré » (216 p., 2014) ; Sīrat ḥimār, « biographie d'un âne » (130 p., 2014) ; Rabīʿ Qurṭuba (170 p., 2017) ; et Rawāʾ Makka (225 p., 2017).

Un essai : al-Islām wa-l-gharb wa-l-ʿawlama (160 p., 2006).

Une réserve matérielle qui vaut pour les six : aucun n'a de couche de texte utilisable. Ce sont des images de pages. On peut les lire, on ne peut y chercher aucun mot — ce qui, pour des romans, importe moins que pour un dictionnaire, mais reste à savoir.

Ne sont pas ici : al-Mūrīskī (2011), ni aucun de ses travaux universitaires.