Bibliothèque
ʿa

Auteur

ʿIzz al-Dīn Ibn al-Athīr al-Jazarī

ابن الأثير الجزري

11 livres

À propos de l'auteur

ʿIzz al-Dīn Ibn al-Athīr al-Jazarī (1160–1233) est un historien arabe né à Jazīrat Ibn ʿUmar. Frère du traditionniste Majd al-Dīn et du critique Ḍiyāʾ al-Dīn, il vécut surtout à Mossoul. Outre « al-Kāmil fī al-tārīkh », il composa « Usd al-ghāba ». Réputé pour sa rigueur et la sobriété de son récit, il reste l’un des historiens médiévaux les plus cités.

Lequel des trois

ʿIzz al-Dīn Abū al-Ḥasan ʿAlī b. Abī al-Karam Muḥammad b. Muḥammad al-Shaybānī al-Jazarī (555–630 / 1160–1233).

Il est l'un de trois frères également connus sous le nom d'Ibn al-Athīr, que l'on confond souvent : Majd al-Dīn al-Mubārak, auteur de la Nihāya sur les mots rares du hadith ; Ḍiyāʾ al-Dīn Naṣr Allāh, auteur d'un traité de rhétorique ; et celui-ci, l'historien.

Tout ce que conserve cette bibliothèque est de ʿIzz al-Dīn.

Jazīrat Ibn ʿUmar et Mossoul

Il naît à Jazīrat Ibn ʿUmar, sur le Tigre au nord de l'Irak — d'où sa nisba al-Jazarī — et sa famille s'établit à Mossoul alors qu'il est enfant.

Il grandit dans une maison aisée, liée au service des chancelleries, et put se consacrer au savoir sans avoir à prendre d'emploi. Il voyagea à Bagdad, en Syrie et à Jérusalem, accompagna quelque temps l'armée de Saladin, et vit de près ce qu'il rapporta plus tard.

Al-Kāmil fī al-tārīkh

Une histoire universelle depuis la création jusqu'à l'an 628, et l'un des plus grands ouvrages du genre.

Sa structure est annalistique : il réunit en un même endroit les nouvelles de chaque année pour l'Orient et pour l'Occident, si bien que le lecteur voit ce qui se passait au Khorassan et en Andalousie la même année. Il s'appuie sur al-Ṭabarī pour les premiers siècles, puis devient indépendant.

Sa particularité est d'avoir abrégé les chaînes de transmission qui alourdissaient al-Ṭabarī et donné le récit d'un seul tenant. C'est pourquoi al-Kāmil est devenu l'histoire que l'on consulte, et al-Ṭabarī celle que l'on consulte en cas de désaccord.

Témoin de son temps

Il vécut les croisades et écrivit sur elles, puis atteignit les débuts de l'invasion mongole.

Ses pages sur le déferlement mongol comptent parmi les plus célèbres du genre, et l'on y trouve un aveu rare chez un historien : il dit être resté des années à redouter de rapporter ces nouvelles, et avoir souhaité n'être pas né pour les écrire.

Ce moment se lit aujourd'hui comme de la littérature autant que comme de l'histoire.

Ses autres livres

Usd al-ghāba, dictionnaire de quelque sept mille Compagnons du Prophète, tenu pour l'un des plus sûrs du genre.

Al-Lubāb, où il abrège et corrige le livre des généalogies d'al-Samʿānī. Et une histoire des atabegs de Mossoul.

Sa mort

Il meurt à Mossoul en 630 (1233), à soixante-quinze ans, vingt-cinq ans avant la chute de Bagdad.

Ce que conserve cette bibliothèque

Douze fichiers — et, contrairement à ce que laisse croire le catalogue, l’ouvrage entier.

Le catalogue n’en numérote que quatre et laisse les autres sous le seul titre de l’œuvre. Mais les fichiers eux-mêmes portent leur rang et les années qu’ils couvrent. Le relevé suit.

• tome 1 — l’histoire antérieure à l’Hégire (626 p.) • tome 2 — années 1 à 29 (503 p.) • tome 3 — années 30 à 64 (505 p.) • tome 4 — années 65 à 126 (520 p.) • tome 5 — années 127 à 217 (515 p.) • tome 6 — années 218 à 308 (526 p.) • tome 7 — années 309 à 388 (520 p.) • tome 8 — années 389 à 488 (532 p.) • tome 9 — années 479 à 561 (504 p.) • tome 10 — années 562 à 628 (519 p.) • tome 11 — les index (376 p.)

Le douzième fichier ne compte qu’une page : c’est une page de titre, non un volume.

La chronique va donc des origines jusqu’à l’année 628 de l’hégire — deux ans avant la mort de son auteur. Elle est ici complète.

Une réserve de détail : le neuvième tome annonce commencer à l’année 479, alors que le huitième s’achève à 488. L’un des deux chiffres est fautif dans le livre lui-même ; ils sont donnés ici tels qu’ils y figurent.