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ʿAbbās M. al-ʿAqqād

Auteur

ʿAbbās M. al-ʿAqqād

عباس محمود العقاد

2 livres

À propos de l'auteur

ʿAbbās Maḥmūd al-ʿAqqād (1889–1964), écrivain et penseur égyptien autodidacte, l’une des grandes plumes de la Nahḍa, auteur prolifique en littérature, biographie et pensée islamique.

Assouan, 1889

ʿAbbās Maḥmūd al-ʿAqqād naquit à Assouan le 28 juin 1889 et mourut au Caire le 12 mars 1964.

Entre les deux, il écrivit une centaine de livres — dont soixante-quinze après 1936 seulement — et quelque quinze mille articles de presse.

L'école primaire, et rien de plus

C'est le fait qu'il faut connaître avant tout le reste : son instruction formelle s'arrête à l'école primaire. Il n'a jamais fréquenté l'université.

Tout ce qu'il savait, il se l'est donné. Il fut élu à l'Académie de langue arabe du Caire en 1940, et il y siégea sans avoir jamais passé un examen au-delà du certificat d'études.

Un lecteur qui ouvre ses livres doit tenir les deux choses ensemble : l'assurance du ton, et l'absence totale de titres derrière.

L'école du Diwan

Avec Ibrāhīm al-Māzinī et ʿAbd al-Raḥmān Shukrī, il fonda ce qu'on appelle l'école du Diwan — du nom d'un recueil critique qu'ils publièrent ensemble.

Leur cible était la poésie néoclassique alors dominante, celle qui reprenait les formes anciennes et les occasions officielles. Ils lui opposaient une poésie de l'expérience personnelle, et une critique qui jugeait le poème sur son unité plutôt que sur ses vers pris un à un.

Les trois se brouillèrent ensuite. Le mouvement dura moins longtemps que sa postérité.

Neuf mois de prison

En 1930 il fut condamné à neuf mois de prison pour « outrage à la personne royale », après avoir critiqué le roi Fouad à propos d'amendements constitutionnels.

Ce fait est donné ici comme une date, et cette fiche n'en juge pas.

Les ʿAbqariyyāt

On le connaît surtout par une série de livres dont chacun porte le même mot : ʿabqariyya, le génie.

Génie de Muhammad, génie d'Abū Bakr, génie de ʿUmar, génie de ʿAlī, génie de Khālid b. al-Walīd — et, hors de l'islam, génie du Christ et génie d'Abraham.

Le parti est net : traiter ces vies comme un critique traite un caractère. Non pas raconter ce qu'ils ont fait, mais chercher ce qui, dans leur tempérament, rendait possible ce qu'ils ont fait. C'est de la biographie écrite par un homme de lettres, non par un historien — et c'est ce qui lui a valu à la fois son public et ses adversaires.

Ce que la bibliothèque conserve

Deux cartes sur sa page, pour deux volumes. Le fonds porte un troisième fichier, masqué.

Ce ne sont pas des livres séparés mais des tomes de la Majmūʿa kāmila, la collection de ses œuvres publiée par Dār al-Kitāb al-Lubnānī à Beyrouth — un ensemble qui compte seize volumes dans son édition de 1974 et vingt-six dans un tirage postérieur.

Sont ici le tome I, ʿAbqariyyāt islāmiyya 1, qui réunit le génie de Muhammad, celui d'Abū Bakr et celui de ʿUmar (612 p.) ; et le tome IX, al-Falsafa al-islāmiyya (490 p.).

Deux tomes sur seize au moins. Le catalogue range l'un à la pensée et l'autre à la philosophie, de sorte qu'un lecteur qui trouve le premier ne verra pas le second.

Et le tome IX y figure deux fois. Les deux fichiers n'ont aucune couche de texte, donc rien ne permettait de les comparer par leur contenu écrit. Trois pages tirées au hasard — la première, la centième, la trois centième — ont été rendues en image dans les deux : les trois sont identiques au bit près. C'est le même scan, entré deux fois.