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Jaʿfar al-Subḥānī

Auteur

Jaʿfar al-Subḥānī

المحقق الشيخ جعفر السبحاني

5 livres

À propos de l'auteur

Jaʿfar al-Subḥānī (né en 1929), théologien et biobibliographe iranien. Né à Tabriz, formé à Qom auprès de Ṭabāṭabāʾī et de Borūjerdī, il y enseigne depuis des décennies le kalām et les sciences du ḥadīth. Son travail se partage entre la critique des chaînes de transmission — science des transmetteurs (ʿilm al-rijāl) et science du récit (dirāya) —, la théologie spéculative dans le sillage de la ḥikma mutaʿāliya, et l'exposé comparé des écoles juridiques de l'islam. Auteur de dizaines de volumes, il a fondé à Qom un institut voué à l'édition des textes et à la jurisprudence comparée. La bibliothèque conserve plusieurs de ses ouvrages.

Tabriz, 1929

Jaʿfar al-Subḥānī naît à Tabriz en 1929, fils d'un homme de religion. Il commence ses études dans sa ville, puis gagne Qom, qui est alors en train de devenir le centre de l'enseignement chiite après le déclin de Najaf. Il y suit les cours des deux autorités majeures de l'époque, Ḥusayn al-Burūjerdī et Rūḥ Allāh al-Khumaynī.

Une institution plutôt qu'une chaire

Il fonde à Qom la Muʾassasat al-Imām al-Ṣādiq, qui est à la fois école, atelier d'édition et maison de recherche. Ce détail explique la forme de son œuvre : plus de cent titres, dont beaucoup sont des cours mis par écrit, des manuels et des ouvrages de référence collectifs. C'est une production d'enseignant, non d'essayiste.

Les deux sciences du hadith

Deux des livres de ce fonds relèvent des sciences auxiliaires du hadith, et ce sont les deux moitiés d'un même travail. Uṣūl al-ḥadīth wa-aḥkāmuhu fī ʿilm al-dirāya traite de la critique du texte et des catégories de transmission ; Kulliyyāt fī ʿilm al-rijāl, cinq cent quatre pages, traite de l'évaluation des transmetteurs. L'un dit comment juger un récit, l'autre comment juger celui qui le rapporte.

La philosophie, et Mullā Ṣadrā

Qāʿidatān falsafiyyatān fī al-ḥikma al-mutaʿāliya prend deux principes de la « sagesse transcendante » de Mullā Ṣadrā et les examine pour eux-mêmes. Cent cinquante-trois pages : c'est un exercice technique, et le plus court du rayon. Le fonds porte aussi Mullā Ṣadrā lui-même, ce qui permet de lire le principe et son commentaire.

La théorie de la connaissance

Al-Madkhal ilā al-ʿilm wa-l-falsafa wa-l-ilāhiyyāt, quatre cent seize pages, est sous-titré « théorie de la connaissance ». C'est un manuel d'introduction, et le genre a ses vertus : il oblige à dire dans l'ordre ce que les traités supposent connu.

Les écoles de l'islam

Al-Madhāhib al-islāmiyya décrit les écoles juridiques et théologiques de l'islam, leurs origines et leurs positions. Écrit par un savant chiite sur des écoles qui ne sont pas la sienne, le livre appartient au genre des milal wa-niḥal, dont il a par ailleurs donné une somme.

Ce que la bibliothèque conserve

Cinq cartes sur cette page ; le catalogue en porte six, et la sixième est un doublon que l'affichage replie à juste titre.

Al-Madhāhib al-islāmiyya y est DEUX FOIS, et c'est prouvé plutôt que supposé : les deux fichiers rendent exactement six cent soixante-dix mille cent quarante-deux caractères de texte extractible, au caractère près. Ils diffèrent de cent quatre-vingt-dix octets, ce qui suffit à tromper un dédoublonnage par empreinte comme un dédoublonnage par taille.

Et la seconde copie n'est pas dans un dossier à son nom : elle est rangée sous الفرق الاسلامية/الصوفية/ابن عربي/, c'est-à-dire dans le dossier du mystique Ibn ʿArabī, sous le nom de fichier « 0.pdf ». Ce même dossier contient déjà les six volumes d'Aḥkām al-Qurʾān d'Ibn al-ʿArabī le juriste — qui n'est pas le mystique — et un volume des Futūḥāt makkiyya. Il sert de dépôt plutôt que de rayon, et un livre de Jaʿfar al-Subḥānī y a échoué.

Pour le reste, le rayon est cohérent : deux ouvrages sur les sciences du hadith, deux sur la philosophie et la connaissance, un sur les écoles. C'est le corpus d'un enseignant, et il se lit comme tel.