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Bertrand Russell

Auteur

Bertrand Russell

برتراند راسل

24 livres

À propos de l'auteur

Bertrand Russell (1872–1970), philosophe et mathématicien britannique, l'un des fondateurs de la philosophie analytique. Il écrivit avec Alfred North Whitehead les Principia Mathematica, tentative de ramener les mathématiques à la logique. On lui doit aussi les Problèmes de philosophie et l'Histoire de la philosophie occidentale, son livre le plus diffusé. Prix Nobel de littérature en 1950. Il fut emprisonné deux fois pour ses positions sur la guerre, la première en 1918.

Naissance et formation

Bertrand Russell naît en 1872 dans une famille de l'aristocratie libérale anglaise — son grand-père fut deux fois Premier ministre. Orphelin à quatre ans, élevé par sa grand-mère et des précepteurs, il entre à Trinity College, Cambridge, en 1890, où il étudie les mathématiques puis la philosophie morale.

Les fondements des mathématiques

Son premier grand livre, Uṣūl al-riyāḍiyyāt — The Principles of Mathematics (1903), au fonds —, soutient que les mathématiques se ramènent à la logique. Le paradoxe qu'il découvre alors dans la théorie des ensembles porte son nom et ébranle l'édifice de Frege. Il consacre dix ans, avec Whitehead, aux Principia Mathematica.

Le philosophe qui écrit pour tous

Mushkilāt al-falsafa — Les Problèmes de philosophie (1912) — ouvre une longue série de livres d'introduction que la bibliothèque conserve en nombre : l'Histoire de la philosophie occidentale en trois volumes, Wisdom of the West en deux, Mā warāʾ al-maʿnā wa-l-ḥaqīqa. Il tenait la clarté pour une obligation morale du philosophe.

La science et ses effets

Al-Dīn wa-l-ʿilm, al-Naẓra al-ʿilmiyya et Athar al-ʿilm fī l-mujtamaʿ — tous trois au catalogue — examinent ce que la science fait aux croyances et aux sociétés. Il y défend l'esprit d'enquête contre la certitude, sans en faire une promesse de bonheur : la technique, écrit-il, ne décide pas de l'usage qu'on en fera.

L'éducation

Fī l-tarbiya et al-Tarbiya wa-l-niẓām al-ijtimāʿī, présents au fonds, sortent d'une expérience concrète : il fonda avec Dora Russell une école. Il y défend une pédagogie qui refuse la peur comme ressort, et discute les limites de la liberté qu'il avait lui-même accordées.

Le moraliste

Intiṣār al-saʿāda — La Conquête du bonheur (1930) — et Fī madḥ al-kasal — Éloge de l'oisiveté (1932) — sont ses livres les plus lus hors philosophie. Le second soutient que la journée de quatre heures suffirait et que le culte du travail appauvrit la vie ; l'argument est sérieux sous le paradoxe.

Le prix Nobel

Le Nobel de littérature lui est décerné en 1950 « en reconnaissance de ses écrits variés et significatifs dans lesquels il défend les idéaux humanitaires et la liberté de pensée ». Sīratī al-dhātiyya, son autobiographie en trois volumes, que le fonds conserve, reste l'un des grands livres de mémoires du siècle.

L'engagement

Ses positions lui coûtent deux fois la prison : en 1918, six mois pour son opposition à la guerre, où il écrit un livre ; en 1961, à quatre-vingt-neuf ans, une semaine pour une action contre l'arme nucléaire. Il avait perdu sa chaire à Trinity en 1916, et un poste à New York lui fut refusé en 1940.

Fin

Il meurt au pays de Galles en 1970, à quatre-vingt-dix-sept ans. La bibliothèque conserve vingt-quatre de ses titres : la logique, l'histoire de la philosophie, l'éducation, la morale et les mémoires — l'œuvre d'un homme qui écrivit soixante ans pour être compris.