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Zbigniew Brzezinski

Auteur

Zbigniew Brzezinski

زبيغنيو بريجنسكي

6 livres

À propos de l'auteur

Zbigniew Brzeziński (1928-2017), politologue américain d'origine polonaise. Le rayon conserve six de ses livres, de « Entre deux âges » et son ère technétronique au « Grand Échiquier », qui rejoint les théories du cœur continental, en passant par « Le Grand Échec » sur la fin du communisme. Professeur à Harvard puis Columbia, il fut conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter de 1977 à 1981 — accords de Camp David, crise des otages de Téhéran.

Varsovie, 1928

Zbigniew Brzezinski naît à Varsovie le 28 mars 1928, fils d'un diplomate polonais. Le poste de son père au Canada, en 1938, sauve la famille : elle y est encore quand la Pologne disparaît entre l'Allemagne et l'Union soviétique, et elle y reste quand le régime installé à Varsovie rend le retour impossible. Il a onze ans, et il vient de devenir un exilé sans l'avoir décidé.

Le soviétologue

Doctorat à Harvard en 1953, puis l'enseignement à Harvard et à Columbia. Il fait son nom sur le bloc soviétique : il soutient, à contre-courant de ses collègues, que l'apparente solidité du système masque des fractures nationales qui finiront par le rompre. Trente ans plus tard, al-Fashal al-kabīr — « le grand échec » — reprendra la démonstration à l'instant où elle se vérifie.

Conseiller à la sécurité nationale

De 1977 à 1981 il est le conseiller de Jimmy Carter. Quatre années où se concentrent les accords de Camp David en 1978, la normalisation avec la Chine et l'ouverture de la première ambassade américaine à Pékin depuis 1949, les négociations SALT II, puis en 1979 la révolution iranienne, la prise d'otages de Téhéran et l'entrée des troupes soviétiques en Afghanistan.

Entre deux âges

Bayna ʿaṣrayn, publié en 1970, est le plus ancien des livres de ce fonds et le plus étrange à relire. Il y décrit une « ère technétronique » où l'information et l'électronique referaient la politique mondiale — écrit avant l'ordinateur personnel, avant les réseaux, et par un homme qui n'était pas futurologue mais professeur de relations internationales.

L'échiquier

Raqʿat al-shaṭranj al-kubrā (1997) est son livre le plus lu et le plus cité, souvent par des gens qui ne l'ont pas ouvert. Il y traite l'Eurasie comme le terrain où se décide la primauté américaine, et nomme les États qui comptent dans ce calcul. C'est un livre de stratège, écrit avec la froideur du genre, et c'est cette froideur même qui lui a valu ses lecteurs les plus hostiles.

Les trois derniers

Al-Ikhtiyār (2004) pose l'alternative dans son sous-titre — dominer le monde ou le conduire. Al-Furṣa al-thāniya (2007) juge trois présidents et conclut que l'occasion ouverte en 1991 a été gaspillée. Ruʾya istrātījiyya (2012) est écrit à quatre-vingt-quatre ans et constate que la question n'est plus de savoir si l'Amérique dominera, mais ce qui viendra après.

Sa mort

Il meurt le 26 mai 2017 à Falls Church, en Virginie, à quatre-vingt-neuf ans.

Ce que la bibliothèque conserve

Six livres, et c'est une SÉQUENCE : 1970, 1989, 1997, 2004, 2007, 2012. Quarante-deux ans d'un même auteur sur une même question, sans un trou dans ses ouvrages de synthèse. Peu de rayons de ce fonds permettent de suivre un homme aussi longtemps.

Ce qui manque relève d'un autre genre : le premier livre sur le bloc soviétique (1960), et Power and Principle, ses mémoires de la Maison-Blanche (1983). Le lecteur a donc l'analyste et non le témoin — ce qui est une limite réelle pour les quatre années où il décidait.

Une réserve pratique, mesurée fichier par fichier : un seul des six porte une couche texte, Raqʿat al-shaṭranj al-kubrā. Les cinq autres sont des images. On peut chercher un nom d'État dans l'échiquier, et dans aucun des cinq autres.

Et les poids sont très inégaux pour des volumes comparables : Al-Furṣa al-thāniya fait 229 pages pour trente-sept mégaoctets, quand Al-Ikhtiyār en fait 259 pour trois. Douze fois plus lourd pour trente pages de moins : c'est la qualité du scan, non celle du livre.